« Researching your family tree », semaine 4 : « do not follow the rabbit down the wrong rabbit hole »*

Solingen - Fauna - Oryctolagus cuniculus 01 ies

Pour sa quatrième semaine, le MOOC « Researching your family tree », proposé par l’Université de Strathclyde, aborde deux thèmes :

  • la notion de preuve et les critères d’évaluation d’une source
  • les tests ADN, version moderne de la preuve

En généalogie, il faut considérer par principe qu’aucune information ne constitue une vérité absolue, hormis (jusqu’à preuve du contraire) les analyses de l’ADN. Il ne faut jamais prendre une information pour argent comptant, sans chercher à la vérifier, au risque de *« suivre le lapin dans le mauvais terrier ».

Qui dit preuve dit source. Noter ses sources est essentiel, afin de :

  • garder la trace du document qui a fourni l’information enregistrée
  • savoir quelle information privilégier lorsque les données sont contradictoire
  • renforcer la confiance de ceux avec lesquels on partage ses informations

Une preuve c’est bien, mais qu’est-ce qu’une preuve valable ?
Dans les années 1960, The American Society of Genealogists a publié le livre « Genealogical research: methods and sources », qui insistait sur l’importance des preuves pour valider une conclusion. La British Society of Genealogists , dans ses règles relatives à la conduite d’une recherche généalogique, a elle aussi inclus des principes destinés à juger de la validité d’une preuve. Le Board for Certification of Genealogists a par la suite codifié les normes relatives aux preuves en généalogie, sous la forme du Genealogical Proof Standard. En 2000, Thomas W. Jones a écrit un ouvrage sur le sujet : « Mastering genealogical proof ».

Selon ces normes, une preuve peut être reconnue comme valable si la recherche a respecté les principes suivants :

  • elle a été conduite de manière relativement exhaustive
  • les informations ont été analysées et corrélées
  • les incohérences ont été levées
  • les sources sont citées et référencées
  • la conclusion est issue d’un raisonnement étayé

Une recherche « relativement exhaustive » se doit de croiser les informations issues d’au moins deux sources indépendantes, dont certaines sont des sources primaires (voir semaine 1).

L’ADN, preuve ultime (?)
Le second chapitre du cours était consacré aux analyses d’ADN, avec les désormais classiques explications sur les chromosomes X et Y, les différentes formes d’ADN (Y, autosomal et mitochondrial) et ce qu’on peut espérer tirer de ces analyses. J’ai déjà sauté le pas, et j’en avais parlé dans mon « coming out ».
Dans ce cours, rien de bien original ni d’exploitable à mon niveau, puisque je recherche essentiellement ma branche paternelle et que je ne possède pas de chromosome Y…
Une info toutefois : l’existence depuis 2005 de la société internationale de généalogie génétique, qui compte des membres français.

4 comments to this article

  1. Jean-Michel Girardot

    on 9 avril 2016 at 13 h 33 min - Répondre

    À propos de la première partie : il faut que la pratique de la généalogie reste un plaisir et ne ressemble pas à la rédaction d’une thèse de doctorat ! Si on l’alourdit autant que le recommande l’auteur du « MOOC », cela deviendra vite un pensum insupportable.
    Quant à la seconde, sur la génétique, je suis franchement sceptique. Ce n’est pas elle qui me dira que certains de mes ancêtres venaient de tel village, et pas de celui qui est à côté à quatre kilomètres !
    En tout cas, merci encore pour ces utiles comptes-rendus, sûrement plus agréables que des cours en anglais.

    • venarbol

      on 9 avril 2016 at 20 h 49 min - Répondre

      venarbol

      A la décharge des concepteurs de ce cours, il s’adresse non seulement aux généalogistes amateurs, mais aussi à ceux qui veulent faire de la généalogie leur profession. C’est sans doute pour cela que les contraintes citées paraissent un peu trop fortes.
      Pour l’ADN, le but n’est effectivement pas de connaitre un village d’origine mais des origines de migration beaucoup plus anciens. Dans certains cas, ça peut permettre aussi de trouver des personnes avec lesquelles on partage un ancêtre.

  2. Briqueloup

    on 7 juin 2016 at 16 h 22 min - Répondre

    Avant-hier j’ai conseillé à mon fils de lire votre très bon article « coming out » qui explique mieux que je pourrais le faire ADN #généalogie. J’ai suivi ce MOOC en semaine 4 qui m’appris beaucoup sur l’ADN. Merci de partager vos connaissances !

    • venarbol

      on 7 juin 2016 at 17 h 41 min - Répondre

      venarbol

      Merci beaucoup pour ce commentaire.

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