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Transcrire ou construire, il faut choisir

« Quel logiciel utiliser pour transcrire des registres ? », « Quel logiciel utiliser pour construire unekeep-calm-and-transcribe-on-2 généalogie ? »

Ces question reviennent fréquemment dans les forums ou pages facebook dédiés à la généalogie. Si les questions varient peu, il en est de même pour les réponses. Les logiciels les plus cités sont Excel ou Nimègue dans le premier cas, Hérédis ou Généatique dans le second.

Je me les suis à mon tour posées lorsque j’ai débuté le dépouillement systématique des registres de la paroisse de mes ancêtres. J’utilisais Généatique depuis plusieurs années, mais puisque j’avais décidé de dépouiller, j’ai voulu faire les choses dans les règles et j’ai installé Nimègue sur mon PC. Lire la suite…


Mon  » top 10  » pour la généalogie italienne

En ce début d’année, le magazine GenealogyInTime a publié la version 2015 de son « top 100 » des sites de généalogie : Top 100 Genealogy Websites of 2015
Plusieurs détails m’agacent dans ce classement, en particulier :

  • la profusion de sites payants
  • le fait que la gratuité ne soit pas un argument suffisant pour que FamilySearch devance Ancestry
  • la déclinaison de ce même Ancestry dans toutes les version linguistiques possibles, qui fait que cette entreprise est citée pas moins de 6 fois parmi les 100 premiers
  • la prédominance des sites états-uniens et anglo-saxons

Ces biais sont sans doute largement dus au fait que le site qui propose ce classement est basé aux États-Unis et s’adresse aux généalogistes de ce pays. Mais même s’il est agaçant, ce palmarès m’a inspiré l’idée de cet article. Puisque le #geneatheme de janvier est « l’entraide », j’ai donc décidé de publier ici « mon » palmarès des 10 premiers sites qui permettent aux généalogistes en quête de leurs racines italiennes d’avancer. J’ai volontairement écarté de ce palmarès les sites qui ne sont dédiés qu’à une seule région ou une seule commune. Le classement qui suit n’engage bien entendu que moi, mais je l’assume !

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A la recherche de l’acte perdu

Au fil de mes dépouillements des registres paroissiaux de Borso, j’ai découvert récemment l’acte de décès suivant :

Disertore francese decesso 1814

Paroisse de Borso, décès 1800-1888, p. 39

19 Genn. 1814
Gio Gio:Batta figlio di Giuseppe Pignato disertore Francese nato nelle vicinanze
di Legnago d’anni tra i 20 e 30 morì jeri alle ore due tre circa pome
ridiane dopo 15 giorni di malattia chiamata la scabia che le ebbe impiega
to per ogni porte munito dei ss. sacramenti Penitenza, Eucaristia ed estre
ma unzione aggiuntavi la benedizione papale e la raccomandazione dell’a
nima. Il suo cadavere fu questa sera sepolto in questo cimitero
previa la licenza dell’Offiziale civile per me Arpte Munari e di tre
altri sacerdoti.

Soit :
19 janvier 1814
Gio:Batta (Giovanni Battista) fils de Giuseppe Pignato, déserteur français né près de Legnago et âgé de 20 à 30 ans, est mort hier vers 3 heures de l’après-midi après 15 jours d’une maladie appelée scabia qui l’a atteint dans tous les orifices (!), muni des saints sacrements de pénitence, d’Eucaristie et d’extrême onction, auxquels s’est ajoutée la bénédiction papale et la recommandation de l’âme (à Dieu). Son corps a été inhumé dans ce cimetière ce soir, avec l’autorisation de l’officier civil, par moi-même Munari curé et par trois autres prêtres.

Cet acte m’a interpellée à plusieurs titres :Lire la suite…


Les délégations provinciales de l’Archivio di Stato sur Facebook

Le 28 août dernier, la Revue Française de Généalogie publiait un article intitulé « Quelles sont les Archives municipales sur Facebook ?« , suivi le 4 septembre par « Quelles sont les Archives municipales sur Facebook ?« .

facebook_logoCette série m’a incitée à regarder de plus près ce qui se faisait dans ce domaine au niveau de l’Italie. On peut considérer les provinces comme les équivalents italiens des départements français. Je me suis donc intéressée à la présence sur facebook des délégations de l’Archivio di Stato situées dans chacune des provinces italiennes. J’espère ne pas être accusée de plagiat…Lire la suite…


Changements de rentrée

L’été est parfois propice aux réflexions métaphysiques et la rentrée au démarrage sur de nouvelles bases. C’est en tout cas ce qui est arrivé à mon site de généalogie depuis la fin du mois d’août.

Changement de thème

Ceux qui viennent de temps à autre sur mon site auront peut-être remarqué que son look a changé durant l’été. J’avais envie depuis un certain temps d’une présentation plus sobre, sans y réfléchir sérieusement, mais c’est une manip malheureuse (un acte manqué ?) qui m’a finalement contrainte à passer à l’action. Alors que je testais d’autres thèmes de WordPress « juste pour voir » je n’ai pas su revenir simplement à mon paramétrage exact d’Atahualpa.

J’ai donc pris le taureau par les cornes et je suis partie à la chasse active d’un nouveau thème. Après une bonne journée d’essais en tous genres, mon choix s’est porté sur le thème Exray, décrit comme « simple, clean and responsive ».Lire la suite…


Mon coming-out : j’ai fait tester mon ADN

dna_in_a_bottle_adn_in_a_bottle_ocal-555pxLes analyses d’ADN à but généalogique sont interdites en France. Plus précisément : il est interdit à une société française d’en commercialiser. Car rien n’interdit à un Français de s’adresser à une société étrangère pour faire un test.
Du moins je l’espère, car j’ai franchi le pas. Si j’ai choisi un titre un peu provocateur pour cet article, c’est que le sujet semble encore tabou dans le monde des généalogistes français. Il est vrai que le domaine de l’ADN touche à l’intime, et c’est peut-être ce qui explique la réserve générale. Mais certains ont l’air de voir dans ces tests une abomination que je ne perçois pas.Lire la suite…


Généalogie et graphes – II

Voilà le second article de la série, qui présente plus en détail la méthode de travail que j’ai utilisée et le résultat obtenu.

Toutes les données que je souhaitais représenter étaient au préalable enregistrées sur mon PC, dans une généalogie réalisée avec généatique. Pour obtenir les tables des nœuds individus et unions, j’ai donc fait un export depuis généatique des données correspondant à toute l’ascendance de mon père, afin d’obtenir les informations relatives à tous les sosas. J’ai ensuite ouvert cet export dans un tableur pour le « bricoler » = ne garder que les colonnes et les informations nécessaires à Gephi.Lire la suite…


Généalogie et graphes – I

Pour préparer le « challenge de A à Z » qui se déroulera en juin prochain, j’ai entrepris de pointer l’état d’avancement de la généalogie de mon père, du point de vue de la recherche de ses sosas. En réfléchissant à la manière de synthétiser les informations dont je disposais, j’ai repensé à une idée que j’avais en tête depuis déjà un certain temps, sans l’avoir concrétisée : essayer de visualiser cette généalogique au travers d’un outil de représentation de graphe.

Pour reprendre la définition de la théorie des graphes donnée dans Wikipédia : « Un graphe est un ensemble de points, dont certaines paires sont directement reliées par un (ou plusieurs) lien(s). Les algorithmes élaborés pour résoudre des problèmes concernant les objets de cette théorie ont de nombreuses applications dans tous les domaines liés à la notion de réseau. »

Or un arbre généalogique est bien un réseau de liens (familiaux) établis entre des points (les personnes d’une famille).

En creusant un peu la question voilà un an ou deux, j’avais été inspirée par des essais de cartographie généalogique publiés dans ces pages : http://physicsbjj.perso.sfr.fr/, et en particulier par les représentations réalisées avec le logiciel Gephi [1].

Concrètement, pour élaborer un graphe il faut fournir à Gephi deux tables :Lire la suite…