More from: Vénétie

Le « sang neuf » des prêtres

mestieri-preteSi les prêtres catholiques ont toujours été tenus au célibat, cela ne les oblige en rien à ne pas vivre entourés de femmes. Pour qu’ils puissent se consacrer le plus possible à leur mission, ils étaient aidés pour les tâches quotidiennes par les sacristains et autres servantes. Dans les campagnes, les « bonnes de curé » étaient même souvent des membres de leur famille. Serge Brunet, dans son article « Les prêtres des campagnes de la France du XVIIe siècle : la grande mutation »*, écrit par exemple au sujet du diocèse de Bordeaux :

Les curés vivent d’ailleurs rarement seuls ; ils sont accompagnés par une sœur, une belle-sœur ou une nièce.

La situation est sans doute sensiblement équivalente en Italie à cette époque. J’en ai tout au moins trouvé quelques exemples au sein des registres de Vénétie que je parcours depuis plusieurs années. Readmore..


Point de vue…

Ce court article n’a pas d’autre ambition que celle de partager avec ceux qui me font le plaisir de suivre mon blog une découverte faite hier.
Depuis le début de mes recherches généalogiques et historiques au sujet de Borso del Grappa, berceau de mes ancêtres paternels, je savais qu’un livre édité par la commune et intitulé « Borso del Grappa – Ritratto di un comune » (c’est-à-dire « Portrait d’une commune ») avait été publié en 1987. La mairie m’avait indiqué qu’il était épuisé et mes diverses recherches dans les sites d’ouvrages d’occasion n’avaient jamais rien donné… jusqu’au début de ce mois d’août où j’ai découvert qu’une librairie de Florence en proposait un exemplaire d’occasion.
Je n’ai bien sûr pas pu résister : je l’ai commandé et il vient d’arriver… Readmore..


La grande guerre vue de Rosà

Ayant (enfin !) achevé début août la transcription du registre des baptêmes de Borso del Grappa pour la période 1792-1838 (j’en reparlerai peut-être dans un prochain article), l’envie m’a prise de me changer les idées en m’intéressant aux branches de mon arbre paternel originaires d’autres paroisses. C’est ainsi que je suis partie du côté de Rosà, une commune située dans la province de Vicenza, à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Borso.

Eglise Sant Antonio Abate de Rosà

Eglise Sant Antonio Abate de Rosà

Une branche de la généalogie de mon père est en effet originaire de cette commune. Il s’agit de celle de Giovanna ALESSIO (SOSA n°53), née en 1758 à Rosà et qui s’est ensuite établie à Borso chez son époux, Angelo FOLLADOR (SOSA n°52). Grâce aux travaux de préservation menés par l’ARSAS, j’ai pu avoir accès aux images des registres paroissiaux de Rosà et j’y ai trouvé des informations sur la famille de Giovanna ALESSIO.
Mais cet article est consacré à une particularité de ces registres qui concerne une époque beaucoup plus récente que celle où mon ancêtre a vécu à Rosà et qui montre l’impact de la première guerre mondiale sur les populations de la Vénétie. Readmore..


L’olivier de la pedemontana

Tous les généalogistes en font l’expérience un jour ou l’autre : le quotidien de leurs ancêtres n’a pas toujours été « un long fleuve tranquille ». Certains ont connu une vie mouvementée et parfois même une mort violente, accidentelle ou non.

Ma généalogie ne fait pas exception à la règle. J’avais déjà cité dans un précédent article le cas des sosas 384 et 385 de mon père, Bernardo Guadagnin et Maria Bertolo, morts ensevelis par les ruines de leur maison, lors du tremblement de terre du 25 février 1695. Le cas qui m’intéresse aujourd’hui est antérieur de 30 années et concerne le décès accidentel de Zuane Zarantola (ou Zarantolla) (sosa 2022 de mon père), enregistré dans le registre de décès de Romano d’Ezzelino en date du 29 avril 1665 : Readmore..


Le peintre du « pays des Bonato »

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Autoportrait de Paolo Bonato
(studio Mondi Dipinti)

Le 11 février 1892, un bébé vient au monde à Borso dans le foyer de Pietro BONATO et Marta DAL LIN. C’est le sixième enfant du couple, mais seuls trois de ses frères et sœurs ainés sont encore en vie à sa naissance. L’enfant est un garçon, il est prénommé Paolo, comme son grand-oncle Paolo Bonato, qui est prêtre.
Marta Dal Lin meurt alors que le jeune Paolo n’a que deux ans et demi. Paolo a donc sans doute été élevé par la seconde épouse de son père, puisqu’il s’est remarié en 1897, et par sa sœur ainée Maria Antonia qui avait 10 ans de plus que lui. Readmore..


La Madonnina, piété et guerre sur le Monte Grappa

Sur le sommet du Monte Grappa se trouve un imposant ossuaire militaire de la première guerre mondiale, dont j’ai déjà eu l’occasion de parler dans ce blog (voir les articles cités en bas de page).

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La Madonnina du Grappa

Outre les dépouilles de plus de 22.000 soldats italiens et autrichiens, cette œuvre accueille une chapelle dédiée à la Vierge. La statue qui s’y trouve est très chère aux habitants de la région, qui l’ont baptisée affectueusement la « Madonnina del Grappa », soit la « petite Madonna du Grappa ». Mes ancêtres l’ont certainement vénérée et je me souviens qu’il ne se passait pas un été, durant nos vacances chez ma grand-mère, où mon père ne nous emmenait voir la Madonnina. Readmore..


Grande Guerre : les « caduti » de Borso

031426698-4b8a2095-4f55-4e24-8f87-2f75d5cbb2d3Les initiatives liées au centenaire de la Grande Guerre se sont multipliées en Italie depuis plusieurs mois. Mais je n’en connais aucune qui ait atteint le niveau de popularité de l’indexation des fiches des poilus morts pour la France, qui bat son plein sur Mémoire des hommes depuis quelques années déjà.
A défaut de pouvoir participer à une indexation collaborative des soldats italiens, j’ai décidé de rendre hommage via cet article aux jeunes hommes natifs de Borso del Grappa qui ne sont pas rentrés chez eux à la fin de la première guerre mondiale. Pour les recenser, j’ai rassemblé les informations disponibles dans le livre d’or des soldats de la Grande Guerre morts pour l’Italie, dans le registre paroissial des décès de Borso et sur la plaque apposée dans l’église de Borso. Une carte présente l’emplacement de leur décès, lorsqu’il est connu. Readmore..


Séismes dans l’Asolano

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Conséquences d’un séisme
(Sebastian Münster, sculpture sur bois, 1550)

La tectonique du massif alpin est particulièrement active, du fait de la complexité des failles et de leurs mouvements. Les contreforts des Alpes, qu’il s’agisse des Préalpes françaises ou des Prédolomites italiennes, n’échappent donc pas au risque sismique.

L’un des plus violents séismes de l’histoire de la Pedemontana du Monte Grappa a frappé la zone le 25 février 1695 “al levar del sole”, soit au petit matin (heure estimée : 6h30). En ce jour de vendredi était fêtée sainte Constance, qui a donné son nom à l’événement puisqu’il est devenu dans la mémoire collective « il terremoto di santa Costanza » (le tremblement de terre de la sainte Constance). La secousse a été ressentie jusqu’en Emilie-Romagne et en Lombardie, mais la zone la plus impactée était comprise entre le pied du massif du Grappa et les collines de l’Asolano.

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