Z comme… Zeta

« Ces barcarolles, chantées avec l’accent propre au dialecte vénitien, dans lequel abondent les z et qui effémine la langue de Dante, avoient un charme tout particulier dans la bouche de nos aimables Vénitiennes » *

Zeta, c’est le nom de la lettre Z, vingt-et-unième et dernière lettre de l’alphabet italien. Cette lettre possède un statut important dans la langue vénitienne, dû à une prononciation plus douce que celle de l’italien qui a conduit à écrire avec l’initiale Z des termes qui commencent par un G en italien.

Par conséquent, si les noms, prénoms ou toponymes commençant par la lettre Z sont assez rares dans les arbres généalogiques des familles françaises (hormis peut-être en Alsace), ce n’est pas le cas en Italie, et encore moins en Vénétie.
Je vais donc terminer ce challenge avec un panorama des noms et des prénoms en Z que j’ai placés dans mon arbre. Lire la suite…


Y comme Y’a (pas) à tortiller

Car pour se tortiller elles se tortillent, les routes qui montent au Monte Grappa !

Depuis le versant sud du massif, deux voies sont possibles :

L’une des 28 épingles à cheveux (photographie Gianluca Rossato)

  • la « strada Cadorna », construite sur les ordres du général Cadorna lors de la première guerre mondiale, part de Romano d’Ezzelino et rejoint le sommet après 27 kilomètres
  • la montée « Giardino » démarre à Semonzo : 28 virages en 20 km, près de 1500 m de dénivelé et une pente à 10% dans la majeure partie de la montée

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X comme mère inconnue… mais père déclarant

Les enfants nés de mère inconnue et abandonnés à la naissance ne sont malheureusement pas rares dans les registres de baptême. Mais en cherchant parmi les registres d’état civil de Càorle ou Eraclea, dans la province de Venise, j’ai trouvé plusieurs cas originaux d’enfants nés de mère inconnue (ou plus précisément non identifiée nommément sur l’acte) mais reconnus et déclarés par leur père. Lire la suite…


W comme Viva !

La lettre W n’existe pas dans l’alphabet italien. Et pourtant, il est très courant de voir des W en Italie, peints sur des murs, imprimés sur des affiches… Je me souviens par exemple du « W Juve » écrit à la craie sur la porte du garage de mon oncle, et dont j’avais dû demander la signification à mon père.

La lettre W signifie en effet pour les italiens « Viva! » Elle est donc largement utilisée chaque fois que l’on veut glorifier quelqu’un ou quelque chose. L’étymologie de ce W découle des deux lettres « v » présentes dans le mot viva qui, une fois accolées, forment un W :ViVa=VV=W. Lire la suite…


V comme vingt-cinq avril

Une nouvelle fois, le sujet illustrant la lettre du jour m’a été imposé par la date : le 25 avril.

Chaque année, le 25 avril donne lieu à des commémorations dans toute l’Italie en souvenir du 25 avril 1945, jour de l’arrestation de Benito Mussolini, événement qui marquera la fin du fascisme.

Mais en Vénétie, et en particulier à Venise, le 25 avril est fêté depuis bien plus longtemps. C’est en effet le jour de la saint Marc, le saint patron de la ville, décédé un 25 avril. Les reliques de saint Marc ont été rapportées d’Alexandrie à Venise en 828 par deux marchands, Rustico da Torcello et Buono da Malamocco. La légende raconte qu’ils avaient caché leur précieux butin sous une cargaison de viande de porc, sachant que les douaniers musulmans répugneraient à inspecter le chargement. Ces reliques furent accueillies avec enthousiasme à Venise, car en commerçants avisés les Vénitiens savaient qu’elles feraient venir des pèlerins, et parce que l’histoire raconte que de son vivant saint Marc avait évangélisé la Vénétie. Lire la suite…


U comme Urgence du baptême

«Les enfants qui meurent sans recevoir le baptême ne peuvent aller au ciel. N’ayant pas commis de péchés personnels, ils ne sont pas soumis aux peines sensibles, ils ne brûlent pas dans le purgatoire ou dans l’enfer; mais ils vont dans les limbes. La perspective n’en est pas moins douloureuse et tragique; ils y subissent, en effet, la peine essentielle des damnés, qui est l’éternelle privation de la vue de Dieu.»*

Ces quelques phrases suffisent à expliquer l’urgence pour les catholiques à administrer le baptême à un enfant venant de naître, afin de le préserver de l’errance infinie dans les limbes qu’il subirait s’il venait à mourir avant d’avoir été baptisé. Jusqu’au XXe siècle, la crainte des parents face à ce danger était d’autant plus grande que la survie des nouveau-nés dans les heures et les jours qui suivaient la naissance était très hypothétique. Lire la suite…


T comme Terminaison des patronymes italiens

De nombreux patronymes italiens se terminent en « i ». L’une des hypothèses avancée pour la prédominance du « i » est que la forme des patronymes actuels dérive des actes notariés en latin, dans lesquels le génitif est utilisé pour indiquer l’identité du père de la personne citée : “Petrus filius Martini”, pour “Pierre, fils de Martin” ou “Iohannes filius ferrari” pour “Jean, fils du forgeron”. Puis le nom s’est transformé en “Pietro Martini” ou “Giovanni Ferrari”. Le i est également la déclinaison du masculin pluriel et pouvait être utilisé sur la racine du prénom du chef de famille pour désigner ceux de sa « maison », de son « clan ».

Mon ancêtre Piero Guadagnini, dont la famille descendait d’un homme prénommé Guadagnin et était établie à Crespano, est venu vivre à Borso pendant son enfance. Il était le seul habitant de la commune à porter ce patronyme et a été appelé Guadagnino (singulier de Guadagnini), puis Guadagnin. Il n’était plus l’un des membres de la « maison » des Guadagnini, mais « le » Guadagnino. Lire la suite…


S comme Sebastiano

Mon nonno, Sebastiano

Sebastiano Vedovotto était mon nonno, c’est-à-dire mon grand-père paternel.
Il est né le 9 mai 1891 à Borso del Grappa et s’y est éteint le 22 avril 1962, soit il y a exactement 51 ans aujourd’hui. Nous ne nous sommes jamais vus et je ne sais malheureusement à son sujet guère plus que le peu que mon père m’en a dit : Lire la suite…