• Lieux d'émigration,  mes ancêtres

    H comme Hagondange

    Pour être franche, j’ai surtout choisi Hagondange pour son initiale, car il est bien difficile de trouver un lieu commençant par un « H » dans une généalogie italienne. Pour les besoins de cet article, cette ville sera donc le symbole de l’émigration des Italiens en Lorraine. J’aurais pu opter aussi pour Hayange, Moyeuvre-Grande, Talange, Clouange, Villerupt… Mais mon choix n’est pas complètement incongru : des habitants de Borso se sont bien installés à Hagondange. Avant la première guerre mondiale, les italiens composaient 30% de la main-d’œuvre des mines de fer et de charbon de Lorraine. Après l’armistice les ouvriers manquent, en particulier en raison du départ des prisonniers de guerre et…

  • Lieux d'émigration,  mes ancêtres

    D comme Dordogne

    Au début du XXe siècle, en partie du fait des conséquences de la première guerre mondiale sur la démographie et la natalité, le Sud-Ouest de la France subit une désertification rurale. L’agriculture est en déclin et manque sérieusement de bras. A la demande des syndicats d’agriculteurs d’Aquitaine, l’État français décide donc d’aller chercher de la main-d’œuvre à l’étranger, et en particulier dans la péninsule italienne.

  • ancêtres italiens

    La généalogie transalpine

    Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la méthodologie à suivre pour faire des recherches généalogiques en Italie, j’ai lu très souvent la mise en garde suivante : « Lorsque vous écrivez en Italie, ne dites pas que vous faites de la généalogie, les Italiens ne voient pas cela d’un bon œil. Dites que vous faites des recherches sur l’histoire de votre famille… » Je ne sais pas si cet avertissement relève de la légende urbaine ou s’il correspond à une réalité, passée ou encore actuelle, mais rien dans ma petite expérience ne m’a permis de le vérifier. Bien sûr, j’ai fait l’expérience d’écrire à des communes ou à des paroisses sans obtenir…

  • Île de France

    Les industries de la région Île de France ont elles aussi attiré les émigrés venus d’Italie, en particulier à la fin du XIXe siècle et durant la première moitié du XXe siècle. Mon arbre généalogique comporte donc quelques familles qui y ont pris racine. Deux destination se détachent : – Villiers-le-Bel (Val d’Oise), où se sont installés Massimiliano Guadagnin et son frère Virginio Guadagnin. – Palaiseau (Essonne), où vivaient dans les années 1920 plusieurs familles originaires de Borso, travaillant en particulier à la pose de rails de chemin de fer. A l’aube de la seconde guerre mondiale certaines sont rentrées en Italie. D’autres se sont fixées à Palaiseau, comme les familles…

  • Région Rhône-Alpes

    La région Rhône-Alpes, et en particulier la Savoie, toute proche de l’Italie et avec laquelle elle a même formé des territoires administratifs communs à certaines périodes de son histoire, a été une terre de passage et d’émigration pour de nombreux italiens, en particulier ceux qui étaient originaires du nord de l’Italie. Il est donc tout naturel que des membres de ma famille s’y soient installés, et c’est ce qui explique que j’écris aujourd’hui cette chronique depuis la France. Certains porteurs du patronyme Vedovotto sont passés par Tignes, participant à la construction du barrage du Chevril dans les années 1950. Mais c’est surtout en Haute-Savoie que les membres de ma famille…

  • Région Est

    L’est de la France a longtemps été une terre d’émigration pour les Italiens. Nombre de Lorrains ou de Champenois actuels descendent d’ancêtres transalpins. Naturellement, mes ancêtres n’ont pas fait exception à la règle. En 1923, Angelo Vedovotto vivait à Reims, en Champagne (adresse : rue Courele ou Courcelles ?). Cette information figure sur le certificat de débarquement à Ellis Island de son frère, Antonio. Tous les enfants d’Angelo sont cependant nés à Borso. Il est donc probable qu’il soit venu en France seul, pour y travailler, mais ne s’y soit pas fixé définitivement. Giovanni Vedovotto et son frère Antonio Vedovotto sont d’abord partis en Savoie, participant à la construction du…

  • Région Sud-Ouest

    Au début du XXe siècle, du fait des conséquences de la première guerre mondiale sur la démographie et la natalité, le Sud-Ouest de la France subit une désertification rurale. L’agriculture est en déclin et manque sérieusement de bras. A la demande des syndicats d’agriculteurs, l’État français décide donc d’aller chercher de la main-d’œuvre dans la péninsule italienne. Cette région française va ainsi connaître une arrivée massive d’immigrés italiens. 80.000 italiens sont alors arrivés dans la région, pour la plupart venus du nord de l’Italie, parmi lesquels beaucoup de réfugiés politiques anti-fascistes qui fuyaient l’Italie de Mussolini. Parmi les cinq enfants d’Antonio Vedovotto et Teresa Andreatta, quatre ont émigré en Dordogne,…

  • Vers la France

    La première vague d’immigration italienne en France remonte à la fin du XIXe siècle, notamment en Savoie, avec l’arrivée de paysans en provenance du Frioul, du Piémont, de Gênes. C’est l’Italie septentrionale qui fournit le plus gros de la main d’œuvre et particulièrement le Piémont avec 30 % des migrants, suivi de la Lombardie (20%) et de l’Émilie-Romagne (10%). Les principales zones d’implantation se trouvent à proximité des frontières. Le premier pôle est localisé le long du littoral méditerranéen, avec les Alpes-Maritimes (20%), le Var (10%) et les Bouches-du-Rhône (12%) qui, avec la Corse, représentent le tiers de la population transalpine. Le deuxième pôle est constitué des départements proches de…