More from: Monte Grappa

Y comme Y’a (pas) à tortiller

Car pour se tortiller elles se tortillent, les routes qui montent au Monte Grappa !

Depuis le versant sud du massif, deux voies sont possibles :

L’une des 28 épingles à cheveux (photographie Gianluca Rossato)

  • la “strada Cadorna”, construite sur les ordres du général Cadorna lors de la première guerre mondiale, part de Romano d’Ezzelino et rejoint le sommet après 27 kilomètres
  • la montée “Giardino” démarre à Semonzo : 28 virages en 20 km, près de 1500 m de dénivelé et une pente à 10% dans la majeure partie de la montée

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W comme Viva !

La lettre W n’existe pas dans l’alphabet italien. Et pourtant, il est très courant de voir des W en Italie, peints sur des murs, imprimés sur des affiches… Je me souviens par exemple du “W Juve” écrit à la craie sur la porte du garage de mon oncle, et dont j’avais dû demander la signification à mon père.

La lettre W signifie en effet pour les italiens “Viva!” Elle est donc largement utilisée chaque fois que l’on veut glorifier quelqu’un ou quelque chose. L’étymologie de ce W découle des deux lettres “v” présentes dans le mot viva qui, une fois accolées, forment un W :ViVa=VV=W.Lire la suite…


D comme Deltaplane

De drôles d’oiseaux ont fait leur apparition dans le ciel de Borso del Grappa depuis quelques décennies. Deltaplanes et parapentes se lancent en effet régulièrement des pentes du Monte Grappa et cette activité sportive a très nettement dynamisé le tourisme local. Les engins volants colorés et leurs pilotes cosmopolites font désormais partie intégrante du paysage de Borso ou de Semonzo.Lire la suite…


Le Monte Grappa, théâtre de guerres

La Vénétie fut le théâtre de plusieurs batailles pendant la Première Guerre mondiale. Après la défaite des Italiens à Caporetto, le Monte Grappa devint l’un des points centraux des lignes de défenses italiennes. Les Autrichiens tentèrent à plusieurs reprises de le conquérir, dans le but d’envahir ensuite la plaine de Vénétie. Mais grâce à des abris creusés dans la roche et à des postes d’artillerie, les troupes italiennes parvinrent à garder le contrôle de ce front. La bataille finale de Vittorio Veneto, du 24 au 29 octobre 1918, scella la victoire italienne contre l’Autriche-Hongrie. L’armistice fut signé le 3 novembre 1918 à Villa Giusti, près de Padoue.

Ossuaire du Monte Grappa

Après la guerre, il fut décidé de construire un monument au sommet du Monte Grappa, afin de rassembler les dépouilles des soldats des deux camps, dispersées en différents points du massif. Cette monumentale et austère œuvre architecturale de style « art déco » fut inaugurée le 22 septembre 1935 par Mussolini. L’ossuaire italien accueillit 12.615 soldats, dont 2283 ont été identifiés et l’ossuaire austro-hongrois 10.295, dont 295 identifiés y compris le soldat Peter Pan. Au total, plus de 22.000 hommes ne sont donc jamais redescendus du Monte Grappa.
En 1920, le suffixe « del Grappa » fut accolé au nom de plusieurs communes du Pedemonte (Borso, Bassano, Crespano, Cismon, Paderno, …), en souvenir de ces terribles combats.
Lien vers une présentation du Sanctuaire militaire du Monte Grappa.

Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, le Monte Grappa fut encore une fois un lieu de résistance, face au pouvoir fasciste et aux nazis.
Du 20 au 26 septembre 1944, les troupes nazis du commando Andorfer opèrent un ratissage massif de la région (il rastrellamento del Grappa, nom de code “Operazione Piave”), en réaction à l’intensification des activités de résistance. Le 24 septembre, au lever du jour, la commune de Borso est envahie par des soldats allemands. Ils investissent l’église et arrêtent les prêtres, les accusant d’avoir permis la fuite de tous les hommes en faisant sonner les cloches pour les avertir du danger imminent. En représailles, les nazis mettent le feu à 21 habitations et emmènent une trentaine d’adultes et de jeunes hommes à Bassano, où ils seront pendus le 26 septembre. Parmi eux figure Albino Vedovotto, alors âgé de 24 ans.

Bassano del Grappa, viale dei martiri. Plaque en mémoire des victimes du Rastrellamento del Grappa

En 2008, les deux principaux protagonistes nazis du “Rastrellamento del Grappa” ont été officiellement identifiés, grâce aux archives nationales de Londres. Ils étaient tous deux encore en vie… (voir l’article sur Ancestry.it)


Pourquoi ce site ?

Ce site présente ma généalogie paternelle, fortement enracinée dans la province de Trévise, en Vénétie (Italie). Il concerne les familles Vedovotto et Guadagnin originaires de Borso del Grappa mais dont certains membres ont disséminé des branches sur presque tous les continents. Cet arbre généalogique détaille les ascendants de mes grands-parents ainsi que les branches collatérales.

J’ai également mis en ligne un rameau, que dis-je, une “branchouille” qui concerne les Vedovotto de la province de Venise, laquelle branchouille s’est également étirée vers Rome ou le Brésil. Je garde bien sûr le secret espoir de parvenir un jour à confirmer mon hypothèse selon laquelle ces deux arbres ne feraient qu’un. Je suis donc toujours sur la trace du chainon manquant qui les relierait…Lire la suite…


La canzone del Grappa

Monte Grappa, tu sei la mia patria,
sovra te il nostro sole risplende,
a te mira che spera ed attende,
i fratelli che a guardia vi stan.

Contro a te già s’infranse il nemico,
che all’Italia tendeva lo sguardo:
non si passa un cotal baluardo,
affidato agli italici cuor.

Monte Grappa, tu sei la mia Patria,
se la stella che addita il cammino,
sei la gloria, il volere, il destino,
che all’Italia ci fa ritornar.

Le tue cime fur sempre vietate,
per il pie’ dell’odiato straniero,
dei tuoi fianchi egli ignora il sentiero
che pugnando più volte tentò.

Quale candida neve che al verno
ti ricopre di splendido ammanto,
tu sei puro ed invitto col vanto
che il nemico non lasci passar.

Monte Grappa, tu sei la mia Patria, ecc.

O montagna, per noi tu sei sacra;
giù di lì scenderanno le schiere
che irrompenti, a spiegate bandiere,
l’invasore dovranno scacciar.

Ed i giorni del nostro servaggio
che scontammo mordendo nel freno,
in un forte avvenire sereno
noi ben presto vedremo mutar.

Monte Grappa, tu sei la mia Patria, ecc.

Paroles Emilio De Bono, Musique Antonio Meneghetti, 1918

Cette chanson a été composée en 1918 par le capitaine Antonio Meneghetti, sur des paroles du général Emilio Di Bono, en l’honneur des soldats italiens qui ont combattu les troupes austro-hongroises sur le Monte Grappa.
La première phrase des paroles
Monte Grappa tu sei la mia patria
est gravée au sommet du Monte Grappa, sur la porte Roma ouvrant la “via eroica” qui relie les ossuaires où reposent les dépouilles des plus de 22.000 soldats des deux camps tombés au combat.

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Era una notte che pioveva (La sentinella)

Era una notte che pioveva
e che tirava un forte vento…
Immaginatevi che grande tormento
per un Alpino che sta a vegliar’

A mezzanotte arriva il cambio,
accompagnato dal capoposto…
O sentinella ritorna al tuo posto,
sotto la tenda a riposar

Quando fui stato nella mia tenda,
sentii un rumore giù per la valle,
sentivo l’acqua giù per le spalle,
sentivo i sassi a rotolar

Mentre dormivo sotto la tenda,
sognavo d’esser con la mia bella…
E invece ero di sentinella
a fare la guardia allo stranier

Auteur anonyme

Traduction
C’était une nuit où il pleuvait
Et où le vent soufflait fort
Imaginez ce que souffrait
Un alpino qui montait la garde

A minuit arrive la relève
accompagnée du chef de poste
“oh sentinelle retourne à ta place
sous la tente pour te reposer”

Quand je me suis retrouvé sous la tente
j’ai entendu le bruit qui montait de la vallée
j’entendais l’eau qui descendait
j’entendais les rochers rouler

Pendant que je dormais sous la tente
je rêvais que j’étais avec ma belle
mais au lieu de ça j’étais une sentinelle
qui montait la garde contre l’étranger

Cette chanson illustre le triste
sort des soldats de la “Grande Guerre”,
dont ceux qui ont combattu sur le Monte Grappa,
qui souffraient dans leur chair et dans
leur cœur, en pensant à l’affection
de leurs proches qui leur manquait.


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Paderno del Grappa et Fietta

Armoiries de Paderno del Grappa

La commune de Paderno del Grappa est située dans la province de Trévise, En Vénétie. Elle se trouve à 58 km au nord de Venise et à 5 km à l’est de Borso del Grappa. Sa superficie est de 19,5 km² et ses coordonnées sont 45°49 46 N et 11°51 35 E.

L’hôtel de ville est à une altitude de 292 m. Tout comme Borso, Paderno est située au pied du Monte Grappa, sur la bande préalpine qui s’étire du Brenta au Piave, et s’étend entre le massif calcaire préalpin et les collines qui descendent doucement vers la plaine du Pô et Venise.
La ville s’est appelée Paderno jusqu’en 1867, Paderno d’Asolo de 1867 à 1920, et Paderno del Grappa à partir de 1920. Comme celui d’autres communes situées au pied du Monte Grappa, son nom a en effet été complété avec le suffixe “del Grappa” après la première guerre mondiale, en souvenir des combats qui se sont déroulés dans le massif.

Fietta : le hameau des Andreatta

Fietta : Le hameau de San Andrea et sa chapelle

Le hameau de Fietta est distant du centre de Paderno del Grappa de 1,89 km et s’élève à une altitude de 382 m. Durant la République de Venise, il était inclus dans le podestat d’Asolo. Devenu indépendant en 1806, après l’intégration de la Vénétie dans l’empire Napoléonien, il fut inclus dans la commune de Crespano dès 1808. Depuis 1819, il dépend de la commune de Paderno del Grappa,
Bâti sur les pentes du Monte Grappa, le hameau possède un relief plus montagneux que celui du centre de Paderno. Fietta est d’ailleurs la paroisse à l’altitude la plus élevée du diocèse de Trévise.
Fietta est le berceau du patronyme Andreatta, porté par mon arrière grand-mère, dans la province de Trévise. Il s’y trouve d’ailleurs une chapelle dédiée au “saint patron” de la famille : San Andrea, construite au XIVe siècle.

La famille Lovisat à Fietta, dans les années 1920

La famille Andreatta est présente à Fietta depuis au moins le début du XIIIe siècle, avec Lazzaro da Fietta et ses fils Giacobino et Odorico. En 1815, 35 familles Andreatta (184 personnes) vivaient à Fietta et 22 (95 personnes) à Paderno. Ce patronyme étant si fréquent, la différenciation des différentes branches passait fréquemment par l’attribution de surnoms.
Celui de la famille de mon arrière grand-mère était “Lovisat”, dérivé du nom de son ancêtre “Alvise Andreatta”, qui vécut à Fietta durant la première moitié du XVIIe siècle.