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V comme vingt-cinq avril

Une nouvelle fois, le sujet illustrant la lettre du jour m’a été imposé par la date : le 25 avril.

Chaque année, le 25 avril donne lieu à des commémorations dans toute l’Italie en souvenir du 25 avril 1945, jour de l’arrestation de Benito Mussolini, événement qui marquera la fin du fascisme.

Mais en Vénétie, et en particulier à Venise, le 25 avril est fêté depuis bien plus longtemps. C’est en effet le jour de la saint Marc, le saint patron de la ville, décédé un 25 avril. Les reliques de saint Marc ont été rapportées d’Alexandrie à Venise en 828 par deux marchands, Rustico da Torcello et Buono da Malamocco. La légende raconte qu’ils avaient caché leur précieux butin sous une cargaison de viande de porc, sachant que les douaniers musulmans répugneraient à inspecter le chargement. Ces reliques furent accueillies avec enthousiasme à Venise, car en commerçants avisés les Vénitiens savaient qu’elles feraient venir des pèlerins, et parce que l’histoire raconte que de son vivant saint Marc avait évangélisé la Vénétie.Lire la suite…


R comme Rodomontade

Rodomontade : Propos fanfarons, attitude prétentieuse et ridicule ; comportement d’un rodomont. Synon. : fanfaronnade (source CNRTL)

En ce 20ème jour du mois d’avril, un sujet s’est imposé à moi et j’admets que la lettre R n’y est pas pour grand chose. Ce billet raconte un événement qui a marqué l’histoire de Venise et s’est déroulé le 20 avril 1797, jour où les soldats de la Sérénissime ne se sont pas laissé impressionner par les rodomontades d’un commandant français.

Le texte ci-dessous est une adaptation de la version italienne publiée ici :http://www.icsm.it/articoli/ri/liberateur.htmlLire la suite…


P comme Polenta… et Pellagre

Le terme polenta vient du latin puls, pultis, qui signifie bouillie, purée. La puls était au menu des Romains bien avant l’introduction du maïs en Europe. Elle était préparée à base de sarrasin, d’épeautre, de millet… et connue dans tout le monde méditerranéen.

La culture du maïs a débuté en Andalousie, 30 ans environ après la découverte de l’Amérique, dans le but de nourrir le bétail. Cette graminée s’est ensuite disséminée dans toute l’Europe au cours du XVIIe siècle, au sein d’un arc parcourant l’Espagne, la France, l’Italie, les pays du Danube, l’Ukraine et jusqu’au Caucase. Plus au nord le climat était trop froid, plus au sud il était trop sec.Lire la suite…


M comme Ménda

1800 : décès de Zuanne Zago “detto Cosel”

 

L’adjonction au patronyme d’un surnom a été une pratique courante en Europe à partir du XVIè siècle, afin de répondre au problème posé par l’existence d’une assez faible diversité dans les patronymes. Il en découlait en effet une importante homonymie qui compliquait l’identification certaine des personnes, en particulier dans les communes rurales où le brassage des populations restait très limité. Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, on peut relever une similitude des pratiques en France et dans les divers états de la péninsule italienne.Lire la suite…


L comme Lion

Fuyant les  barbares, les populations de Vénétie trouvèrent refuge dans les iles sauvages de la lagune et c’est ainsi que la ville de Venise a été fondée, en 421 de notre ère. L’empereur de Byzance, qui dominait la région, avait choisi saint Théodore comme patron de la ville. Mais Venise avait à cœur d’affirmer son indépendance et de montrer sa puissance. En 832 le corps de saint Marc fut ramené d’Égypte et enterré dans la Basilique qui porte depuis son nom. Dès lors, saint Marc et son emblème, le lion ailé, étaient devenus les symboles de la ville, puis de tout le territoire de la Sérénissime République.

On peut encore voir le “leone marciano” dans toute la Vénétie, sculpté dans la pierre, peint sur des fresques, tissés sur des drapeaux, gravé dans des monnaies…  Il est  souvent représenté “a l’andante”, c’est-à-dire marchant à quatre pattes, parfois avec deux pattes sur la terre ferme et deux pattes sur la mer, pour signifier la souveraineté de la Sérénissime sur terre (Domino di Terraferma) et sur mer (Stato da Màr).Lire la suite…


J comme Jacopo da Ponte

Autoportrait de Jacopo da Ponte

 

 

Jacopo da Ponte est un peintre né et mort à Bassano (~1510 – 13/02/1592). Sa famille aurait été nommée “da ponte” car l’atelier de son père était situé près du ponte vecchio. Sa renommée, qui a largement dépassé sa ville natale, lui a également valu d’être appelé Jacopo Bassano ou même “Jacopo Bassano l’ancien”, car il a été le chef de file d’une famille de peintres qui a compté également dans ses rangs “Jacopo Bassano le jeune”.

Ses talents de peintre se révèlent très tôt, alors qu’il travaille encore dans l’atelier de son père, “Francesco da Ponte il vecchio (l’ancien)”.Lire la suite…