Vers l’Argentine

L’immigration italienne en Argentine a été considérable : près de 3 millions d’hommes ont quitté la péninsule pour s’y installer entre 1857 et 1940. Mais ce mouvement a essentiellement concerné des Italiens du sud. Au pays des gauchos, les émigrés italiens étaient d’ailleurs surnommés « Tanos », contraction de « napolitanos » (napolitains). Napolitains et Siciliens ont en effet largement peuplé l’Argentine.

L’Argentine ne s’est en effet massivement ouverte à l’émigration européenne qu’après le début de l’exil des Italiens du nord. Les habitants de Vénétie sont partis dès 1875, période où la principale terre d’accueil américaine était le Brésil. Mes ancêtres se font les témoins de ce phénomène : en remontant leur piste, j’ai trouvé plus de traces d’arrivées au Brésil qu’en Argentine.

Il en est néanmoins qui sont partis en Argentine :

  • Umberto Vedovotto est parti de Borso en laissant sa femme et ses enfants, pour aller travailler en Argentine. Sur le « stato d’anime » de 1936, le prêtre a inscrit « in Argentina » en regard de son nom. Pourtant, nul ne sait s’il y est arrivé car il n’a jamais plus donné signe de vie à sa famille. Est-il décédé en chemin ou peu de temps après son arrivée ? A-t-il refait sa vie en Amérique ? Je n’ai jusqu’alors trouvé aucune trace de sa traversée ni de sa présence en Argentine…
  • Cirillo Vedovotto est parti de Càorle avec son épouse Argia Barbieri. Ils ont débarqué à Buenos Aires le 2 septembre 1926.
  • Le 2 octobre 1948, Ersilia Vedovotto, âgée de 9 ans et née à Rome, est elle aussi enregistrée parmi les arrivants à Buenos Aires. Qui était cette fillette ? Aucun autre porteur du patronyme Vedovotto ne semble avoir été enregistré avec elle. Il est pourtant peu probable qu’elle ait voyagé seule…
    Elle est par la suite enregistrée dans les bases de données administratives de l’Argentine sous le nom « Vedovotto de Carreira Ersilia ». Ersilia a-t-elle épousé M. de Carreira ?