Le point de décembre

“En décembre je fais le point”, tel est le sujet du généathème qui nous était proposé par la gazette des ancêtres pour cette fin d’année. Je me suis donc lancée dans cet exercice de retour sur 12 mois de généalogie.

En fin d’année dernière, mes projets pour 2014 étaient de :

  • terminer l’écriture du guide sur la recherche d’ancêtres italiens
  • poursuivre la découverte des ancêtres de mon père
  • poursuivre le dépouillement systématique des registres de la paroisse de Borso
  • poursuivre ma quête des Vedovotto du monde entier

C’était certainement très (trop) ambitieux et 12 mois ne m’ont pas suffi pour progresser de manière équivalente sur tous ces objectifs.

Le premier de ces quatre points est le plus abouti (mais c’était également le plus simple à boucler) puisque le guide est sorti au printemps.
Le dernier est celui qui a le moins avancé. J’ai “récolté” quelques Vedovotto de plus avec la publication sur le portail Antenati durant l’été 2014 des registres napoléoniens de la province de Venise, mais je n’ai toujours pas trouvé le chaînon manquant qui me permettrait de raccrocher tous les porteurs de mon patronyme à un ancêtre commun. Plutôt que de construire un arbre, j’amasse pour le moment des pièces “éparpillées par petits bouts, façon puzzle” comme disait Raoul Volfoni (qui malgré son patronyme à la sonorité transalpine ne figure pas dans ma généalogie).

Du côté des “mes Sosas”

Le dépouillement des registres des Borso, en particulier les pages du “stato d’anime” (état des âmes), m’a permis d’allonger la liste des ancêtres de mon père. J’y ai aussi trouvé l’origine du surnom patronymique de ma branche (voir “Une épine de moins !“). Un accès aux registres de Romano d’Ezzelino m’a également permis d’explorer une nouvelle branche et d’enrichir mon arbre avec de nouveaux patronymes (Bontorin, Lolato, Zarantola, Gasparin..).
Ces noms supplémentaires ont encore renforcé l’entrelacement des branches de mon arbre. Mes ancêtres ayant très peu migré, j’ai en effet trouvé de nouveaux chemins qui relient mes deux grands-parents paternels.
Si mes grands-parents et leurs parents n’avaient aucun lien de parenté, mon arbre ressemblerait à ceci :

sosas-théoriques

Schéma théorique d’une généalogie sans implexe (cercle bleu = 1 couple d’ancêtres directs)

Or le schéma réel est le suivant (cliquez sur les images pour les agrandir) :

sosas-12-2014

Représentation des liens entre les ancêtres de mes deux grands-parents paternels (grand cercle bleu = couple d’ancêtre commun à plusieurs branches, grand cercle vert = couple d’ancêtre commun situé en bout de branche)

Les fils de cette “pelote de laine” se croisent de plus en plus. Et je suis quasiment certaine de ne pas être arrivée au bout, car je serais très étonnée si les porteurs des patronymes Bonato, Gollin ou Zago de Borso ne descendaient pas d’un ancêtre commun.

Malgré ces découvertes de l’année, il reste encore de nombreux ancêtres inconnus dans mon arbre :

Roue SOSAS

État de découverte des ancêtres de mon père jusqu’à la neuvième génération, avec mention des paroisses où il faudrait que je cherche pour remonter encore.

Au stade actuel de mon travail, pour poursuivre de manière efficace il me faudrait donc pouvoir consulter les registres paroissiaux de :

  • Semonzo (frazione dépendant de Borso del Grappa)
  • Mussolente
  • Pagnano, Asolo
  • Pove del Grappa
  • Rosà
  • Onigo, Pederobba
  • Paderno del Grappa
  • Gallio
  • Pedescala, Valdastico
  • Fonte
  • Rocca, Arsié

Et ceci uniquement pour les 9 premières générations.
Si je m’écarte un peu plus du centre de cet éventail il me faudrait aussi pouvoir regarder du côté de Sant’ Ambrogio di Fiera, Loria, la Valtellina… Sans compter les nouvelles pistes de paroisses que ces nouveaux registres pourraient m’indiquer.
Bref, le travail est loin d’être terminé, d’autant que contrairement à ce qui se produit avec une généalogie française, il ne me suffira pas de consulter des registres mis en ligne par des archives départementales, ni même d’attendre que ces registres soient mis en ligne car ils ne le seront sans doute jamais. Pour en savoir plus, il faudra que je me rende sur place ou que je trouve le moyen d’échanger des informations avec d’autres passionnés de la zone.

L’arbre de Borso

Si au départ j’ai souhaité dépouiller l’intégralité des registres de Borso pour trouver les ancêtres de mes grands-parents, j’ai immédiatement réalisé que je pouvais essayer également de reconstituer la généalogie de toutes les familles de la paroisse. J’ai donc saisi les résultats de ce travail dans mon logiciel de généalogie, pour recomposer peu à peu tous les liens familiaux.
Au total, ce sont près de 6000 pages de registres qu’il me faut déchiffrer et retranscrire. J’ai débuté depuis 2 ans et demi mais n’ai pas encore terminé.

dépouillements

État d’avancement de mes dépouillements

Malgré tout, la structure des familles commence à être consolidée. A l’heure actuelle, cette généalogie comporte quelque 25.000 personnes. Voilà quelques jours, j’ai décidé que ce travail était suffisamment avancé pour être publié, même s’il y subsiste des lacunes et des doublons. Le point d’orgue de mon année généalogique sera donc la publication de la généalogie “Les familles de Borso“.