Transcrire ou construire, il faut choisir

« Quel logiciel utiliser pour transcrire des registres ? », « Quel logiciel utiliser pour construire unekeep-calm-and-transcribe-on-2 généalogie ? »

Ces question reviennent fréquemment dans les forums ou pages facebook dédiés à la généalogie. Si les questions varient peu, il en est de même pour les réponses. Les logiciels les plus cités sont Excel ou Nimègue dans le premier cas, Hérédis ou Généatique dans le second.

Je me les suis à mon tour posées lorsque j’ai débuté le dépouillement systématique des registres de la paroisse de mes ancêtres. J’utilisais Généatique depuis plusieurs années, mais puisque j’avais décidé de dépouiller, j’ai voulu faire les choses dans les règles et j’ai installé Nimègue sur mon PC. Lire la suite…


De Sebastiano à Sebastiano

J’ai souvent regretté dans les pages de ce blog de disposer de très peu de photographies de mes ancêtres italiens. Mais Internet est décidément un outil fantastique pour les généalogistes, capables de connecter les membres d’une famille à travers l’espace et le temps.
Grâce à l’arbre généalogique des familles de Borso que je construit petit à petit depuis quelques années, j’ai pu recevoir voilà quelques jours une photographie de l’un de mes arrières-arrières grands-pères, transmise par un « cousin » dont il est également l’arrière-arrière grand-père.Lire la suite…


« Carissima Giulia », Borso 1917

Je dispose de très peu de photographies de mes ancêtres italiens et, pour tenter de combler cette lacune, je visite régulièrement les sites proposant des cartes postales anciennes dans l’espoir de trouver des images de Borso. Malheureusement, il semble que le village de mes ancêtres n’ait pas beaucoup inspiré les photographes. J’avais jusque là trouvé uniquement des images assez kitch, remontant rarement avant la seconde guerre mondiale et ne présentant pas des personnages dans leur quotidien.

Mais récemment, une recherche sur Delcampe me renvoie à une image intitulée « Borso, 1917 ». Lire la suite…


Retour vers le passé : 17 mai 1865

Partie en quête d’inspiration pour ce blog, je découvre le nouveau défi lancé par Randy Seaver, auteur du blog Genea-Musings, dans sa rubrique « Saturday Night Genealogy Fun ». Ce défi s’intitule « Where Were Your Ancestors 150 Years Ago? » , soit : « Où étaient vos ancêtres voilà 150 ans ? ». Vous l’avez deviné : j’ai décidé de le relever.

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L’Italie en 1865
(Par Pramzan (Own work) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons)

Posons d’abord le décor : en ce 17 mai 1865, la Vénétie n’est pas encore incluse dans le tout jeune état italien. La région appartient toujours au Royaume Lombardo-Vénitien, territoire dominé par l’Autriche mais amputé de presque toute la Lombardie depuis 1859, suite à la seconde guerre d’indépendance italienne.
Il faudra attendre encore un an avant que la Vénétie intègre l’Italie, le 24 août 1866, à l’issue de la troisième guerre d’indépendance et d’un référendum qualifié de plébiscite par les uns et de truffa (escroquerie) par les autres. (Ça doit rappeler quelque chose aux Savoyards…)

Je serais d’ailleurs fort curieuse de savoir comment mes ancêtres se sont prononcés lors de ce scrutin de 1866.

Mais revenons au 17 mai 1865. Lire la suite…


Séismes dans l’Asolano

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Conséquences d’un séisme
(Sebastian Münster, sculpture sur bois, 1550)

La tectonique du massif alpin est particulièrement active, du fait de la complexité des failles et de leurs mouvements. Les contreforts des Alpes, qu’il s’agisse des Préalpes françaises ou des Dolomites italiennes, n’échappent donc pas au risque sismique.

L’un des plus violents séismes de l’histoire de la Pedemontana du Monte Grappa a frappé la zone le 25 février 1695 “al levar del sole”, soit au petit matin (heure estimée : 6h30). En ce jour de vendredi était fêtée sainte Constance, qui a donné son nom à l’événement puisqu’il est devenu dans la mémoire collective « il terremoto di santa Costanza » (le tremblement de terre de la sainte Constance). La secousse a été ressentie jusqu’en Emilie-Romagne et en Lombardie, mais la zone la plus impactée était comprise entre le pied du massif du Grappa et les collines de l’Asolano.

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Mon plus vieil ancêtre connu

839275090Avec « A comme ancêtre », le généathème du mois d’avril nous propose de répondre à la question suivante : « Quel est votre plus vieil ancêtre connu ? »

M’étant décidée à jouer le jeu ce mois-ci, j’ai commencé par décomposer la question. Et oui, des années de boulot en recherche et analyse de l’IST*, ça (dé)forme :

  • plus vieil : celui qui est né le plus loin dans le temps
  • ancêtre : une personne de l’arbre de mon père (qui est la souche) pourvue d’un n° sosa
  • connu : c’est à ce stade que j’ai commencé à me creuser la tête. Que signifie en effet « connu » ?

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Choix de mots pour la mort

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Le XXe siècle et ses registres pré-imprimés ont mis un terme à la liberté qu’avaient les prêtres pour parler de la mort. Auparavant, les pages vierges des registres leur permettaient d’exprimer leur manière de voir ce passage, ou cette fin selon les façons de considérer les choses.

A la lecture des pages des registres de décès de Borso, j’ai découvert qu’au fil des époques les prêtres avaient fait preuve d’une certaine imagination pour parler de la mort, réussissant le plus souvent à ne pas la nommer.
Voici un florilège des formules que j’ai rencontrées, assorti d’une traduction et de quelques commentaires.

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OK pour le 1000, mais qui est le 1001 ?

« Qui est votre SOSA n°1000 ? » Cette idée de Maïwen, lancée voilà plusieurs années sur son blog d’aïeux et d’ailleurs, a suscité un nouvel engouement chez les généablogueurs depuis quelques semaines.

J’ai moi aussi laissé ma curiosité me lancer dans ce challenge et j’ai retrouvé mon SOSA n°1000. Enfin, pas « mon » n°1000, mais celui de mon père puisque l’arbre que je construis est le sien. (Pour info, je ne connais pas encore « mon » SOSA n°1000. Je sais juste qu’il était le père de Jean André MARIN né vers 1710, vraisemblablement au village des Clefs en Haute-Savoie. Merci Monique !)

Revenons au SOSA n°1000 de mon père. Il se nomme Amadio DALLA ZANNA. Amadio est l’équivalent italien d’Amédée et signifie « aime Dieu ». DALLA ZANNA est un patronyme dérivé du nom d’une femme, ce qui est assez peu courant. Zanna (ou Zuanna) est en effet l’équivalent vénitien de Giovanna, qui correspond au prénom féminin Jeanne. DALLA ZANNA signifie donc littéralement « de la Jeanne ». La famille DALLA ZANNA est présente à Borso depuis le début des registres paroissiaux. A l’époque d’Amadio, ce patronyme était plutôt orthographié « DELLA ZANNA » ou « DE LA ZANNA » par les prêtres. Il est formé à partir du prénom d’une Giovanna/Zanna qui a dû se comporter comme une maitresse femme au point que sa personnalité suffise à désigner les membres de sa famille et ses descendants. Ce cas n’est pas unique : non loin de là dans le Val Brenta, on en rencontre par exemple une variante avec le patronyme DALLA ZUANNA.

Amadio DALLA ZANNA est né le 12 décembre 1671 à Borso del Grappa. Il est le fils de Pietro (Piero) et de Paolina ZILIOTTO.

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