Retour vers le passé : 17 mai 1865

Partie en quête d’inspiration pour ce blog, je découvre le nouveau défi lancé par Randy Seaver, auteur du blog Genea-Musings, dans sa rubrique « Saturday Night Genealogy Fun ». Ce défi s’intitule « Where Were Your Ancestors 150 Years Ago? » , soit : « Où étaient vos ancêtres voilà 150 ans ? ». Vous l’avez deviné : j’ai décidé de le relever.

640px-Italia_1861-it.svg

L’Italie en 1865
(Par Pramzan (Own work) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons)

Posons d’abord le décor : en ce 17 mai 1865, la Vénétie n’est pas encore incluse dans le tout jeune état italien. La région appartient toujours au Royaume Lombardo-Vénitien, territoire dominé par l’Autriche mais amputé de presque toute la Lombardie depuis 1859, suite à la seconde guerre d’indépendance italienne.
Il faudra attendre encore un an avant que la Vénétie intègre l’Italie, le 24 août 1866, à l’issue de la troisième guerre d’indépendance et d’un référendum qualifié de plébiscite par les uns et de truffa (escroquerie) par les autres. (Ça doit rappeler quelque chose aux Savoyards…)

Je serais d’ailleurs fort curieuse de savoir comment mes ancêtres se sont prononcés lors de ce scrutin de 1866.

Mais revenons au 17 mai 1865. Lire la suite…


Séismes dans l’Asolano

2-g40-e2-1550-32698632

Conséquences d’un séisme
(Sebastian Münster, sculpture sur bois, 1550)

La tectonique du massif alpin est particulièrement active, du fait de la complexité des failles et de leurs mouvements. Les contreforts des Alpes, qu’il s’agisse des Préalpes françaises ou des Dolomites italiennes, n’échappent donc pas au risque sismique.

L’un des plus violents séismes de l’histoire de la Pedemontana du Monte Grappa a frappé la zone le 25 février 1695 “al levar del sole”, soit au petit matin (heure estimée : 6h30). En ce jour de vendredi était fêtée sainte Constance, qui a donné son nom à l’événement puisqu’il est devenu dans la mémoire collective « il terremoto di santa Costanza » (le tremblement de terre de la sainte Constance). La secousse a été ressentie jusqu’en Emilie-Romagne et en Lombardie, mais la zone la plus impactée était comprise entre le pied du massif du Grappa et les collines de l’Asolano.

Lire la suite…


Mon plus vieil ancêtre connu

839275090Avec « A comme ancêtre », le généathème du mois d’avril nous propose de répondre à la question suivante : « Quel est votre plus vieil ancêtre connu ? »

M’étant décidée à jouer le jeu ce mois-ci, j’ai commencé par décomposer la question. Et oui, des années de boulot en recherche et analyse de l’IST*, ça (dé)forme :

  • plus vieil : celui qui est né le plus loin dans le temps
  • ancêtre : une personne de l’arbre de mon père (qui est la souche) pourvue d’un n° sosa
  • connu : c’est à ce stade que j’ai commencé à me creuser la tête. Que signifie en effet « connu » ?

Lire la suite…


Choix de mots pour la mort

db4eaec2535883feb672309b4cace542

Le XXe siècle et ses registres pré-imprimés ont mis un terme à la liberté qu’avaient les prêtres pour parler de la mort. Auparavant, les pages vierges des registres leur permettaient d’exprimer leur manière de voir ce passage, ou cette fin selon les façons de considérer les choses.

A la lecture des pages des registres de décès de Borso, j’ai découvert qu’au fil des époques les prêtres avaient fait preuve d’une certaine imagination pour parler de la mort, réussissant le plus souvent à ne pas la nommer.
Voici un florilège des formules que j’ai rencontrées, assorti d’une traduction et de quelques commentaires.

Lire la suite…


OK pour le 1000, mais qui est le 1001 ?

« Qui est votre SOSA n°1000 ? » Cette idée de Maïwen, lancée voilà plusieurs années sur son blog d’aïeux et d’ailleurs, a suscité un nouvel engouement chez les généablogueurs depuis quelques semaines.

J’ai moi aussi laissé ma curiosité me lancer dans ce challenge et j’ai retrouvé mon SOSA n°1000. Enfin, pas « mon » n°1000, mais celui de mon père puisque l’arbre que je construis est le sien. (Pour info, je ne connais pas encore « mon » SOSA n°1000. Je sais juste qu’il était le père de Jean André MARIN né vers 1710, vraisemblablement au village des Clefs en Haute-Savoie. Merci Monique !)

Revenons au SOSA n°1000 de mon père. Il se nomme Amadio DALLA ZANNA. Amadio est l’équivalent italien d’Amédée et signifie « aime Dieu ». DALLA ZANNA est un patronyme dérivé du nom d’une femme, ce qui est assez peu courant. Zanna (ou Zuanna) est en effet l’équivalent vénitien de Giovanna, qui correspond au prénom féminin Jeanne. DALLA ZANNA signifie donc littéralement « de la Jeanne ». La famille DALLA ZANNA est présente à Borso depuis le début des registres paroissiaux. A l’époque d’Amadio, ce patronyme était plutôt orthographié « DELLA ZANNA » ou « DE LA ZANNA » par les prêtres. Il est formé à partir du prénom d’une Giovanna/Zanna qui a dû se comporter comme une maitresse femme au point que sa personnalité suffise à désigner les membres de sa famille et ses descendants. Ce cas n’est pas unique : non loin de là dans le Val Brenta, on en rencontre par exemple une variante avec le patronyme DALLA ZUANNA.

Amadio DALLA ZANNA est né le 12 décembre 1671 à Borso del Grappa. Il est le fils de Pietro (Piero) et de Paolina ZILIOTTO.

Lire la suite…


Rendez-vous au « Grand salon de la Généalogie »

affiche salon mars2015Les 6 et 7 mars 2015, les éditions Archives & Culture et la mairie du 15e arrondissement de Paris co-organisent, en partenariat avec Généanet, le « Grand salon de Généalogie ».

La manifestation se tiendra le vendredi de 10h à 20h et le samedi de 10h à 17h, à la salle des fêtes de la mairie, 31 rue Péclet, Paris 15e.

De nombreux exposants seront présents sur les stands aux thématiques générales ou régionales et trois conférences sont également au programme :

  • « Retrouver ses ancêtres marins » par Christian Duic, le vendredi 6 mars de 16h à 17h.
  • « Vers un panthéon numérique des morts pour la France » par Sandrine Heiser, le samedi 7 mars de 11h à 12h.
  • « Comment rechercher ses ancêtres italiens : conseils pratiques » par Marc Margarit, le samedi 7 mars de 15h à 15h45.

Lire la suite…


A la saint Valentin : hommage aux couples de mon arbre

Lancerotto Egisto_giovani innamorati_2

« Giovani innamorati » (jeunes amoureux), par Egisto Lancerotto

 

A l’occasion de la saint Valentin, j’ai voulu célébrer certains des couples qui composent ma généalogie.

Cet article me donne aussi l’occasion de mettre à l’honneur des peintres qui ont illustré la vie populaire en Vénétie au XIXe siècle et au début du XXe siècle.

Les mariés les plus jeunes

Iseppa DAI ZOGHI (sosa n°473) et Gio:Maria TONIETTO (sosa n°472) se sont mariés le 12 août 1694 à Borso del Grappa. Iseppa, baptisée le 19 mars 1680, avait 14 ans et Gio:Maria, baptisé le 31 août 1673, avait 21 ans.

Le mariage le plus long

Lire la suite…


To challenge or not to challenge ?

Les questions fusaient, le bruit courait… et c’est officiel depuis le début de l’année : la troisième édition du #challengeAZ se déroulera durant le mois de juin 2015, comme son inspiratrice, Sophie Boudarel, l’a annoncé sur son blog, La gazette des ancêtres.

J’ai participé avec ce blog au deux éditions précédentes :

En 2013, avec un challenge un peu brouillon mais enthousiaste. Je me suis beaucoup amusée à trouver des sujets et écrire des articles à la dernière minute. J’ai découvert d’autres blogs, de nouveaux outils… J’attendais la nouvelle édition avec impatience.Lire la suite…