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Mon guide

retrouver ses ancêtres italiens

N comme Napoléon

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En commençant à m’intéresser à la généalogie de ma branche italienne, je me suis bien sûr plongée dans l’histoire de l’Italie, pour tenter de comprendre dans quel contexte mes aïeux avaient vécu. J’ai alors découvert que Napoléon Bonaparte, qui ne m’avait jamais inspiré ni sympathie ni admiration au temps des cours d’histoire de mon enfance, avait eu un impact désastreux pour la Vénétie. Je ne vais pas tenter d’expliquer l’origine profonde de mon rejet de Napoléon en m’essayant à la psychogénéalogie, mais j’ai en tout cas dès lors trouvé une motivation tout à fait rationnelle à mon antipathie pour le personnage !

Le 15 août 1769, dans la ville Corse d’Ajaccio, naissait Napoléon Bonaparte, petit noble d’origine florentine qui allait devenir l’un des fossoyeurs de la République de Venise. La famille Bonaparte était une famille toscane aux lointaines origines lombardes. Établie d’abord à Pontremoli puis à Florence, elle choisit le camp des Gibelins et, après la victoire des Guelfes au XIIIe siècle, fut contrainte de s’exiler à San Miniato puis à Sarzana, dans la République de Gênes. Le chef de la famille Bonaparte devint alors membre du conseil de la ville de Sarzana et ses descendants prirent de plus en plus d’importance dans l’administration de la ville, obtenant des charges publiques ou ecclésiastiques et concluant par mariages des accords avec d’autres familles puissantes de la région. La famille se transféra ensuite en Corse, d’abord à Bastia, ville dont Giovanni Buonaparte devint régent, puis à Ajaccio en 1510. Elle quitta définitivement la Ligurie en 1567. Une branche de la famille s’établit également à Treviso, en Vénétie.

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Les pillards français à l’œuvre en Vénétie

Malgré ses origines, Napoléon Bonaparte n’épargna pas la péninsule italienne dans sa soif de conquêtes. Nommé général en chef de l’armée d’Italie par le Directoire, il franchit les Alpes pour attaquer les armées du Royaume de Piémont-Sardaigne et d’Autriche. A l’origine, sa mission consistait uniquement à créer une diversion pour forcer l’Autriche à combattre sur plusieurs fronts. Mais avait-il des comptes à régler avec ceux qui avaient banni ses ancêtres, était-il poussé par l’opposition séculaire entre Gênes, dont dépendait la Corse, et Venise, ou tout simplement mû par une ambition démesurée ? Toujours est-il qu’il alla beaucoup plus loin que ce qui lui avait été demandé, pour le plus grand malheur des populations des régions traversées. Réquisitions, pillages, destructions et révoltes sanglantes rythmèrent en effet la progression de son armée au Piémont, en Lombardie et en Vénétie.

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Le lion vénitien de l’église de Fietta,
martelé par les soldats de Napoléon

En mai 1797, Napoléon finit par sonner le glas d’un régime qui avait plus d’un millénaire : celui de la Sérénissime République de Venise. Pourtant il n’a que faire de ce territoire et en octobre 1797 il le livre à l’Autriche, en échange de la Belgique. En 1805, suite au traité de Presbourg, la Vénétie intègre le Royaume napoléonien d’Italie, pour revenir à l’Empire d’Autriche en 1815, à la fin du règne de Napoléon. Ce n’est qu’après trois guerres d’indépendance que la Vénétie sera rattachée au tout jeune Royaume d’Italie, en 1866. Durant la domination française en Vénétie, et en particulier après 1806, une soixantaine de monastères, quelques dizaines d’églises, des centaines de scuole (sièges de confréries) seront détruites et des milliers d’œuvres d’art détournées de la Sérénissime vers Paris. Napoléon fut en cela fidèle à la déclaration qu’il avait faite le 25 avril 1797 aux députés de Venise Francesco Donà et Leonardo Zustinian : “Je serai un Attila pour l’état Vénitien”.

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Avant de laisser la Vénétie aux Autrichiens, en octobre 1797, Napoléon fait déposer et transporter à Paris le quadrige ramené de Constantinople par les croisés en 1204, et qui ornait depuis le portique de la basilique Saint Marc. Les chevaux seront restitués à Venise en 1815.

Deux siècles plus tard, la discussion relative au rôle de Napoléon Bonaparte est loin d’être apaisé en Vénétie. Ainsi en 2003 les tensions ont été ravivées lors de l’acquisition par la mairie, avec le soutien du Comité Français pour la Sauvegarde de Venise, de la statue de Napoléon qui avait trôné sur la place Saint Marc de 1811 à 1815. La statue a d’ailleurs été livrée de nuit et sous haute protection au musée Correr. Il a même fallu l’installer un temps derrière une vitre dans l’aile Napoléon du musée, car les projectiles fusaient.

Pour en savoir plus, quelques billets trouvés sur la toile :

2 comments to N comme Napoléon

  • Monique F.

    Pour des raisons généalogiques,objectives, en Savoie, je te rejoins tout à fait pour détester “le petit Corse”. A cause des nos ancêtres Marie Favre, le fils de la Revenante, (20 ans, mort en 1812 à Lübeck, Allemagne, “au service de l’Etat”) et Rochet : 4 des fils du “Béni” sous les drapeaux français en même temps avec des destins bien cruels. Jean 29 ans et François Sylvestre 21 ans, morts à la bataille de Leipzig en 1813.Ton AAAGP Joseph qui, déserteur au Mont-Cenis, a entraîné la ruine de la famille par les amendes infligées jusqu’à ce qu’il soit dénoncé, repris et envoyé au front, en Italie. Et ton AAAGO, François Alexis,son frère, longtemps prisonnier en Espagne.
    Et puis le code Napoléon, si misogyne ! A noter, toutefois : la statue de Buonaparte, à l’école de Brienne où il fut élève, est signée Louis Rochet !

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