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retrouver ses ancêtres italiens

Rechercher ses ancêtres italiens (1) – Introduction

Si je lance aujourd’hui cette série d’articles sur les recherches généalogiques en Italie, ce n’est pas pour plagier ce qui a déjà été fait, et de belle manière, par d’autres, mais plutôt pour partager mon ressenti et rassembler ce que j’ai pu glaner ça et là, au fil de mes recherches.

CARTE ITALIE R2

En préambule, j’aimerais tordre le cou à la réputation faite aux Italiens d’être réfractaires à la généalogie et de voir d’un mauvais œil tous ceux qui les abordent en employant ce terme, les soupçonnant d’être des “voleurs d’héritage”. J’ai ainsi lu à maintes reprises qu’il fallait dire ou écrire que l’on était intéressé par  “l’histoire familiale” et non pas par la “généalogie”. Cette mise en garde découle certainement d’une mésaventure réellement vécue par des chercheurs d’ancêtres venus de France, mais je ne suis pas certaine qu’elle soit encore d’actualité.

A l’instar des autres Européens, de plus en plus d’Italiens s’intéressent à la généalogie et n’hésitent pas à utiliser ce mot. Si la généalogie était autrefois réservée aux familles “nobles”, ayant peut-être bien des héritages à préserver, cette activité s’est aujourd’hui démocratisée également dans la péninsule, touchant des couches sociales qui ne craignent rien des éventuels cousins “à la mode de Toscane” (1) ou autres enfants illégitimes.

Pour s’en convaincre, il suffit de lancer une recherche avec “genealogia” sur le google italien : comme pour les autres pays on y trouve des forums, des blogs, des sites familiaux, des sociétés proposant de mettre des arbres en ligne, des professionnels offrant leurs services… et même des programmes développés par des Italiens pour construire un arbre en ligne ou saisir le dépouillement de registres (2).

Les autorités italiennes se sont elles aussi ouvertes au monde de la généalogie en signant en 2011 un accord avec FamilySearch pour la numérisation des archives d’état civil. Les images sont ensuite mises en ligne sur le portail Antenati, qui affiche clairement qu’il est destiné à des recherches généalogiques :
“Il Portale Antenati … nasce dall’esigenza di rendere disponibile l’enorme patrimonio documentario esistente negli Archivi di Stato per condurre ricerche anagrafiche e genealogiche.
Le “gros mot” est donc lâché du plus haut de l’administration chargée des archives ! Certes, il y a loin des annonces à la réalité, et j’y reviendrai dans un prochain article, mais la volonté est là et c’est tout un symbole.

Si les Italiens ne sont donc plus “allergiques” à la généalogie, j’ai par contre pu constater qu’ils ne la considéraient pas forcément sous le même angle que les Français. Dans l’hexagone, il est courant de remonter sa généalogie “par quartier”, c’est à dire en recherchant l’ascendance de ses quatre grands-parents, avec ou sans les collatéraux. Les Italiens que j’ai côtoyés dans l’univers de la généalogie semblent plus souvent intéressés par l’histoire de leur patronyme et ne construisent donc que leur lignée agnatique. Il paraît ainsi étrange à certains que l’on puisse s’intéresser aussi aux branches des femmes de notre arbre, puisque l’on ne porte pas le même nom…

Ils sont peut-être influencés en cela par une particularité de l’Italie : chacun, y compris les femmes mariées, garde en tant que nom d’usage son patronyme de naissance. Si mademoiselle XXX épouse monsieur YYY, elle sera appelée “Signora XXX”, ou “Signora XXX in YYY” si l’on veut préciser le nom de son époux, mais jamais “Signora YYY”. L’appartenance à une lignée reste donc attachée à tout Italien, y compris dans la vie quotidienne.
Cette particularité est très intéressante pour la généalogie, puisque même dans son acte de décès une femme reste identifiée sous son nom de baptême.

L’état civil italien

Qui dit recherches généalogiques dit état civil. L’état-civil laïc italien n’existe de manière continue que depuis l’unification de l’Italie, soit entre 1866 et 1872 selon les régions. Les registres sont conservés dans les mairies et au tribunal de la juridiction dont dépend la commune. Les mairies peuvent reverser les plus anciens aux archives d’état.

Des bribes d’état civil laïc ont existé de manière ponctuelle avant l’unité italienne dans certaines régions et à certaines époques, comme l’état civil napoléonien de 1806 à 1815 dans les zones occupées par la France, l’état civil autrichien de 1815 à 1870 dans celles qui ont été cédées à l’Autriche après le congrès de Vienne, l’état civil laïc du Royaume des Deux Siciles entre 1820 et 1865 ou l’état civil du Grand Duché de Toscane de 1817 à 1865. Mais d’une manière générale, l’état civil pré-unitaire est du ressort des paroisses et des évêchés, ce qui complique sa consultation, surtout pour les personnes ne résidant pas sur place.

Les archives des notaires sont elles aussi très intéressantes, en particulier pour les recherches antérieures au Concile de Trente qui marque le début de la tenue obligatoire des registres paroissiaux. Dans ce domaine, l’Italie est favorable aux généalogistes puisque les archives notariales sont systématiquement reversées aux Archives Notariales du district à la fin d’activité du notaire puis, après 100 ans, aux archives d’état où leur consultation est gratuite.

Je ne détaillerai pas plus les différents types d’archives et documents archivés. Cette description est déjà disponible sur divers sites, comme

Je poursuivrai sur le sujet dans des articles à venir, traitant entre autres des archives disponibles en ligne ou de la recherche des Italiens ayant émigré à l’étranger.

(1) terme inventé pour l’occasion, juste pour la rime avec Bretagne ;-)

(2) http://www.genealogica.it/

6 comments to Rechercher ses ancêtres italiens (1) – Introduction

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