WordPress et généalogie – Partie I : design et multilinguisme

Quand j’ai décidé de mettre en ligne mon propre site de généalogie, j’ai bien sûr commencé à regarder ce qu’avaient fait d’autres, ce qui existait sur le marché… (Google est aussi mon ami !)

J’ai utilisé SPIP, mais uniquement en tant que rédacteur et je ne sais ni écrire des boucles, ni concevoir une feuille de style. De Drupal, Joomla… je ne connais que le nom. Je savais que WordPress était une plate-forme de blog très en vogue, mais je ne voulais pas d’un blog. Ma chronique, mon arbre ne se prêtent pas à la réactivité et à l’instantanéité de ce type de support.
C’est alors que j’ai appris que WordPress ne servait pas qu’à mettre en ligne un blog, mais pouvait être utilisé pour faire un site « statique ». J’ai alors creusé la question et découvert un univers où il est possible de mettre en ligne un site PHP-MySQL sans rien connaître au PHP ni aux bases SQL, de profiter de feuilles de styles déjà faites mais très largement ouvertes à la personnalisation, où des plugins permettent d’installer en un clic toutes sortes d’applications… et tout ceci sans débourser un centime, hormis éventuellement pour l’hébergement !

Les plus « geeks » vont certainement penser que je venais de découvrir l’eau tiède, mais je m’adresse surtout aux autres, ceux pour qui des acronymes comme CSS, PHP, CMS ou SQL semblent tout droit sortis des bulles d’une BD de science fiction : en démarrant de quasiment rien (tout juste des rudiments de HTML), j’ai conçu et mis en ligne mon site en 10 jours…
Par la suite il a encore un peu évolué, notamment au niveau du thème, mais les fonctionnalités de mon cahier des charges de départ (publication de pages avec sommaire, présentation de l’arbre généalogique, formulaire de contact) étaient en place au bout d’une semaine.
Deux ou trois jours de plus pour l’hébergement et le nom de domaine, et c’était parti !

Je ne vais pas décrire ici WordPress et ses fonctionnalités. D’abord parce que je suis loin de les avoir toutes explorées, et aussi parce que d’autres l’ont fait avant moi, et bien mieux que je ne pourrais le faire (voir en fin d’article). Ce billet est juste un petit « retour d’expérience ».

Au départ, j’avais choisi d’utiliser le thème Yoko. J’en étais très satisfaite jusqu’à ce que je commence à afficher ma généalogie. Devant l’impossibilité d’utiliser certaines fonctionnalités, j’ai abandonné Yoko pour Atahualpa. (c.f. la seconde partie de cet article)
Pour que ma chronique n’ait pas l’aspect d’un blog aux billets organisés par date de publication, signés et ouverts aux commentaires, je l’ai écrite uniquement sur des pages de WordPress dont j’ai désactivé les fonctions « auteur », « date » et « commentaires ».
J’ai installé le widget « pages » me permettant de mettre un sommaire cliquable dans la colonne de droite, assorti du plugin Dynamic Widgets qui détermine sur quelles pages afficher ou non un widget donné. J’ai aussi installé le plugin Simple Tags, qui étend la fonction de marquage par mots-clés ou catégories aux « pages ».
J’ai aussi trouvé un plugin pour faire le formulaire de contact (Contact form), et même un autre qui génère un captcha (Really Simple CAPTCHA).

Un fois l’architecture en français mise en place, j’ai commencé à plancher sur le multilinguisme. Je voulais en effet un site nativement en français mais capable d’être lu en italien et en anglais.
Selon les puristes, la meilleure façon de gérer le multilinguisme est de concevoir autant de sites en parallèle que de versions linguistiques. Ils ont sans doute raison, mais cela suppose une duplication (ou multiplication) des bases et de toute l’architecture du site. Et restons modestes, je voulais juste faire un « petit site perso » pour ma généalogie, pas une usine à gaz ! J’ai donc opté pour un seul site avec option « multilinguisme ».
Il existe des plugins de traduction automatique, mais ce n’est pas ce que je cherchais, ayant déjà rédigé les versions italiennes et anglaises (avec toutes les imperfections de quelqu’un qui n’écrit pas dans sa langue maternelle, mais le résultat est-il pire que celui des traducteurs automatiques ?). Parmi les plugins de multilinguisme, j’ai testé « Polylang » mais j’ai fini par opter pour qTranslate. Chaque page n’existe qu’une seule fois dans la base, mais elle contient les trois versions linguistiques. La langue du navigateur du visiteur est automatiquement reconnue, un visiteur pouvant également changer de langue à l’aide d’un menu.
Dans la famille qTranslate, il existe aussi qTranslateMETA, qui ne fonctionne que couplé avec qTranslate et permet d’étendre le multilinguisme aux mots-clés et aux catégories. En l’activant, j’ai pu offrir à mon site des nuages de mots-clés trilingues !

J’en étais là de ma petite autosatisfaction quand, après moins de 3 mois d’existence, mon site a été victime d’un hackeur ! J’ai alors été contrainte de me plonger dans un aspect que j’avais négligé jusque là : la sécurité d’un site WordPress. J’ai tenté depuis de mettre en place quelques parades, et mon hébergeur a de son côté renforcé ses pare-feux. Un mal pour un bien ?… L’avenir le dira.

J’ai largement puisé dans les forums et les blogs existants pour parvenir à ce résultat. Et l’envie m’est venue de partager un peu plus qu’une chronique familiale et un arbre généalogique. Et c’est ainsi, alors que je voulais tout sauf un blog en démarrant ce projet, que j’ai fini par intégrer une partie « blog » à mon site. C’est la seule partie dans laquelle je rédige des articles plutôt que des pages.
Il n’est pas dupliqué dans toutes les langues et c’est une volonté de ma part : j’espère en effet que ce blog deviendra multilingue de lui-même, grâce à la variété des commentateurs.

Petit lexique WordPress :

  • Thème : ensemble de fichiers qui interagissent pour produire une interface graphique et modifier l’apparence et la mise en page du site WordPress.
  • Plugin (ou extension) : petit programme qui permet à WordPress d’étendre ses fonctionnalités et d’enrichir ses options de base.
  • Widget : plugin d’habillage du site, permettant à une fonctionnalité d’apparaître dans les barres d’outils du site WordPress.
  • Page WordPress : élément contenant du texte présentant de l’information qui reste toujours valable, en dehors de la chronologie normale d’un blog.
  • Article WordPress (ou post) : élément contenant un texte chronologiquement orienté, valable à un moment particulier qui défini son contexte. Les articles contiennent le contenu rédactionnel d’un blog. Ils sont habituellement affichés par ordre chronologique inverse (le plus récent en premier) et sont susceptibles de recevoir des commentaires.

En savoir plus :
WordPress francophone
Guide WordPress (sur Oseox)
WordPress Channel
14 astuces indispensables pour sécuriser son blog WordPress (sur WordPress Channel)
Guide complet pour nettoyer et sécuriser WordPress après un hacking (sur IceRanking)

Lire aussi :
WordPress et généalogie – Partie II : l’arbre généalogique

One comment to this article

  1. Botizok

    on 23 février 2015 at 1 h 18 min - Répondre

    Merci pour ces conseils !

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