A comme ANDRIOLLO

Comme celui de l’article précédent, ce patronyme n’est pas originaire de Borso del Grappa. Il est apparu à Semonzo, un hameau rattaché administrativement à la commune de Borso mais qui possède sa propre paroisse. Il apparaît néanmoins assez fréquemment dans les registres paroissiaux de Borso, par l’intermédiaire d’unions impliquant des époux originaires de chacune des deux paroisses.

En Italie

A l’échelle de l’Italie, le patronyme ANDRIOLLO est typique de la Vénétie, et tout particulièrement des provinces de Treviso et Vicenza.

source : https://www.cognomix.it

A Borso

Hormis son origine « étrangère » à Borso, ANDRIOLLO partage un autre point commun avec le patronyme traité dans l’article précédent : il dérive lui aussi du prénom masculin Andrea, avec une connotation diminutive (littéralement le petit André, soit le fils d’André). La forme est attestée en tant que patronyme à Semonzo dès la fin du XVIe siècle. A Borso, le premier acte paroissial à ce nom est un baptême en date du 21 septembre 1618.

Carte d’identité du patronyme ANDRIOLLO au travers des registres paroissiaux de Borso (1585-1960)
Nombre d’individus Variantes du nom Principales mende * Acte paroissial le plus ancien Hit-parade des prénoms
178 ANDRIOLO Bochiol

Capei

Gardelin

19/09/1618 :

baptême de Fiora ANDRIOLO

Maria (10)
Antonio (8)
Domenico (8)
Francesco (7)
Andrea (6)
Giacomo (5)
Giovanni (5)
Giuseppe (5)

* : voir M comme ménda

21 septembre 1618 : baptême à Borso de Fiora, fille de Zuanne Andriolo et de son épouse Madallena

Principale branche

Ce patronyme est relativement fréquent dans les registres paroissiaux de Borso, mais paradoxalement aucune branche le portant ne s’est installée durablement dans la paroisse. La plus importante est celle formée par la descendance de Lorenzo ANDRIOLLO et Girolama PISTORELLO, tous deux nés à Semonzo où ils se sont mariés en 1813, mais dont 10 enfants ont été baptisés à Borso.

Faits-divers

Comme ailleurs en Vénétie, la pellagre a causé des ravages à Borso durant le XIXe siècle (voir P comme Pellagre). Le 1er janvier 1856, Maria ANDRIOLLO en décès à l’âge de 65 ans. Elle était veuve depuis plus de 20 ans et son époux, Pietro FOLLADOR, était lui-même décédé des suites de carences alimentaires, combinant scorbut et pellagre selon les indications données par le prêtre qui avait utilisé la formule « scorbuto pellagroso ».

Janvier 1856 : Maria Andriollo décès à 65 ans des suites d’une « pellagre du 3e stade ».

Du côté de mes ancêtres

Étrangement, alors que plusieurs de mes ancêtres ont trouvé leur conjoint à Semonzo, où ce patronyme est l’un des plus fréquents depuis plusieurs siècles, je n’ai répertorié à ce jour aucune connexion avec une famille ANDRIOLLO.

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