mes ancêtres,  vie quotidienne

Les métiers de mes ancêtres

Quelle meilleure occasion qu’un premier mai, fête du travail et des travailleurs, pour analyser les professions exercées par nos ancêtres ?
Tous les actes que j’ai en ma possession ne mentionnent pas la profession de mes ancêtres, loin de là.
Malgré tout, je pense que la majorité d’entre eux exerçaient un métier lié à la terre, soit en tant que propriétaire soit en tant que fermier travaillant pour un autre propriétaire.

Il en est néanmoins quelques-uns pour lesquels j’ai pu trouver une mention de profession.

Sans surprise, ce classement est dominé par les villico et leur féminin villica. Ce terme, dérivé du latin signifie au départ “celui qui vit à la campagne”, il est donc l’équivalent de paysan, paysanne. Il est parfois  remplacé par possidente, soit littéralement “propriétaire”, qui désigne celui qui exploite ou fait exploiter des terres dont il est propriétaire.
Trois de mes ancêtres sont pastore ou pastora, donc bergers. Ils gardaient des vaches, ou plus souvent des moutons.

Zappatrici
Luigi Cima – Pubblico dominio via Wikimedia Commons

Les femmes étaient souvent mentionnées comme n’ayant nessuna professione (aucune profession), même si elle étaient toujours bien occupées à tenir leur foyer. Au XVIIIe et XIXe siècles, certaines travaillent à domicile, exerçant des emplois liés au textile. Certaines sont filatrice ou filaressa, ce qui signifie qu’elles filent la laine ou la soie. Deux de mes ancêtres féminines sont dites gucchiaressa, qui désigne les femmes qui tricotent des chaussettes !
En outre certaines exerçaient l’activité de levatrice ou ostetrice, ce qui signifie qu’elles étaient sage-femmes. J’en ai répertorié deux chez mes aïeules, l’une d’elle a été le sujet de l’un de mes articles.

J’ai également trouvé plusieurs familles de meuniers chez mes ancêtres. L’activité semblait se transférer de génération en génération, avec les fils ou les beaux-fils. Les meuniers sont désignés comme molinaro, mulinaro, mugnaio, munaro et les meunières sont molinara, muniaia Ces familles habitaient dans le sud de la commune de Borso, près de la via molinetto, la bien nommée.

Il mugnaio, suo figlio e l’asino
Ferdinand Hodler, CC BY 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by/3.0, via Wikimedia Commons

Parmi les artisans, j’ai répertorié un fabbro, c’est à dire un forgeron (je lui ai consacré un article), et un autre auquel était donné le titre de maestro, appellation attribuée aux artisans ayant atteint le statut de maître d’apprentissage, mais je ne connais pas sa profession.
Ma généalogie compte également un agrimensore, c’est à dire un arpenteur (j’en ai parlé ici) et un pizzicagnolo, terme utilisé en Vénétie pour désigner une sorte de charcutier. Certains des possidenti de ma généalogie sont également parfois désignés comme negoziante, c’est-à-dire négociant, mais je ne sais ce qu’ils commerçaient.

Une seule profession non manuelle parmi mes ancêtres : celle de notaro, notaire, exercée à Gallio au XVIIe siècle. Pas de doute, mes ancêtres travaillaient de leurs mains !

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